Écrivez tout ce qui vous occupe l’esprit, puis faites le tri : ce qui dépend de vous devient un plan d’action, le reste, vous le laissez partir. C’est le Filtre stoïcien, un exercice inspiré d’Épictète. Gratuit, sans inscription, et rien de ce que vous écrivez ne quitte votre navigateur.
Videz votre esprit de tout ce qui vous préoccupe en ce moment : tâches, inquiétudes, ruminations. Rien n'est trop petit.
Une préoccupation à la fois, puis Entrée. Vous pouvez aussi coller une liste entière.Ce que vous écrivez reste dans votre navigateur : rien n'est envoyé, rien n'est enregistré.
« Il y a ce qui dépend de nous, et ce qui ne dépend pas de nous. » — Épictète
Glissez chaque préoccupation dans une colonne, ou utilisez les boutons.
Mes actions, mes efforts, mes choix, mes réactions.
Les autres, le passé, le hasard, le résultat final.
« Ne demande pas que ce qui arrive arrive comme tu le veux, mais veuille que les choses arrivent comme elles arrivent. »
Pour tout le reste, votre seule action : accepter ce qui arrive et choisir la façon d'y répondre.
Cet outil aide à prendre du recul ; il ne remplace pas un accompagnement. Si l'anxiété vous submerge ou dure, parlez-en à votre médecin. En cas de détresse, le 3114 répond 24h/24, gratuitement.
Une tâche en suspens ne se contente pas d’attendre : elle revient frapper à la porte, souvent au pire moment, au milieu d’une réunion ou à l’heure de s’endormir. Tant qu’elle n’est notée nulle part, votre cerveau la garde « ouverte » pour ne pas l’oublier.
Deux résultats de recherche éclairent le principe de la décharge mentale :
Le Filtre stoïcien ajoute une étape à la simple liste : avant de planifier, il vous fait trier. Car une bonne partie de ce qui nous occupe l’esprit ne se règle pas avec un plan.
Le Manuel d’Épictète, qui rassemble l’enseignement de ce philosophe stoïcien du Ier siècle, s’ouvre sur cette distinction : il y a ce qui dépend de nous (nos jugements, nos intentions, nos actions) et ce qui n’en dépend pas (le regard des autres, le passé, les événements, le résultat final). Pour lui, une grande partie de nos tourments vient de ce que nous confondons les deux.
Le philosophe américain William Irvine a proposé d’ajouter une troisième case : ce qui dépend en partie de nous. Un entretien d’embauche, par exemple : la décision ne vous appartient pas, votre préparation, si. C’est le rôle du bouton « En partie » : il vous demande de formuler la part qui vous revient, et laisse le reste de l’autre côté.
Les stoïciens ne s’en tenaient pas à la théorie. Marc Aurèle commençait ses journées en se préparant à ce qu’il ne contrôlerait pas : les gens difficiles, les contrariétés. Nous racontons cette pratique dans notre article sur la routine matinale des stoïciens.
Le soir, l’exercice prend une dizaine de minutes et aide à décrocher avant de dormir, surtout si votre esprit tourne en boucle au moment de vous coucher (c’est l’un des traits du profil Dauphin du test de chronotype). Le matin ou le lundi, il sert plutôt à décider par où commencer. Pour placer ensuite ces actions au bon moment, le générateur de journée idéale tient compte de votre rythme naturel.
Non. Tout se passe dans votre navigateur : vos préoccupations ne sont ni envoyées ni conservées, et elles disparaissent quand vous fermez la page. Pensez à copier ou télécharger votre plan d’action avant de partir ; l’outil vous prévient si vous l’oubliez. Si vous avez accepté la mesure d’audience, nous comptons seulement l’usage de l’outil (le nombre de préoccupations triées, par exemple), jamais leur contenu.
Non. Pour les stoïciens, accepter ce qui ne dépend pas de nous n’empêche pas d’agir : cela évite de dépenser son énergie à vouloir changer ce qui ne peut pas l’être. Il vous reste toujours une chose : la façon dont vous y répondez.
C’est plutôt une bonne nouvelle, mais regardez de plus près. « Réussir mon entretien » ne dépend pas entièrement de vous ; « le préparer deux soirs de suite », si. Reformuler une préoccupation en action est souvent le moyen le plus simple de la dégonfler.
Non. C’est un exercice de recul, pas une thérapie. Si l’anxiété vous submerge ou dure plusieurs semaines, parlez-en à votre médecin. En cas de détresse ou d’idées suicidaires, le 3114 répond gratuitement, 24 h/24 et 7 j/7.